02.05.2008

Cost guards

603662039.jpg775954356.jpgMême lorsqu'il joue dans le pire des navets (cf "Bodyguard", "Revenge", "Une bouteille à la mer"), j'ai toujours trouvé que Kevin Costner était hyper craquant. Il ne déroge pas à cette règle dans ce film consacré, comme son nom l'indique, aux garde-côtes/sauveteurs qui officient dans les mers glaciales d'Alaska.

Pourquoi on est obligées de craquer pour le beau Kevin :

1. Parce qu'à force d'être un héros et de ne pas s'occuper de sa femme, il se fait plaquer, et du coup, il est tellement malheureux qu'on a trop envie de le consoler

2. Comme il est super malheureux et qu'en plus il accepte mal de vieillir et de ne plus être capable des mêmes performances physiques qu'un jeune de 20 ans, il se jette à corps perdu dans son boulot au lieu de faire un break, se remettre en question ou consulter un psy.

3. Ce qui arrive évidemment quand on tire trop sur la corde, c'est une catastrophe, du genre intervention qui tourne trop mal et du coup non seulement le coéquipier de Kevin meurt de froid, et lui-même manque de clamser.

4. Alors là c'est carrément la grosse déprime, avec culpabilisation et tout et tout, et de ce fait son chef l'oblige soit à devenir instructeur ou bien s'il refuse c'est la mise en retraite d'office.

5. Comme il n'a pas vraiment le choix, Kevin devient instructeur, rencontre Ashton Kutcher (le toyboy de Demi Moore dans la vraie vie), champion de natation et traumatisé par la mort de ses potes de l'équipe de natation du lycée, dans un accident de voiture dont lui seul a survécu. Les drames, ça rapproche, et évidemment Kevin devient le mentor d'Ashton.

6. Kevin et Ashton réparent leurs traumatismes respectifs dans le cadre de leur relation mentor/disciple, malheureusement Kevin meurt en sauvant Ashton victime de son propre excès de zèle lors d'une intervention de merde.

7. Kevin se transforme en gentil fantôme qui apparaît aux naufragés pour le remonter le moral pendant qu'ils attendent les sauveteurs.

8. On aurait largement préféré une happy end, et même si Ashton se la joue officier et gentleman avec la nana rencontrée au bar du coin, qu'il s'est tapé pendant les classes, ça vaudra jamais Richard Gere.

9. On se dit qu'avec "Une bouteille à la mer", ça fait la 2e fois que Kevin finit noyé, c'est pas cool du tout, c'est presque comme dans South Park où Kenny meurt à chaque épisode : Kevin/Kenny, même combat !

10. Heureusement que Kevin tourne aussi des films plus profonds comme "Les bienfaits de la colère".

(Body Coast Guard)

(Un cost guard à la mer)

29.04.2008

Scorpion

720013533.jpgMême si ce n'est pas vraiment un chef d'oeuvre, et que le titre n'a pas grand chose à voir avec la choucroute, j'ai bien accroché avec ce fim de free fight sur fond d'histoire d'amour qui finit bien, ça tombe bien, j'adore les happy ends et Clovis Cornillac est convaincant dans le rôle de thaï boxer au coeur tendre.

248984645.jpg1557898591.jpg1118529729.jpgKarole Rocher, sa partenaire, aux faux airs de Gwen Stefani, est plutôt fascinante, tant elle colle à son personnage pourtant hyper stéréotypé de pute/mère célibataire qui galère.

1925829226.jpgLa bande son est extra, et les fans de K-One auront le plaisir de retrouver Jérôme Le Banner, pote de Joey Starr, lequel devait initialement incarner Angelo, mais s'est désisté du projet. (Est-ce que le film se serait appelé "Jaguar ?)

1952608572.jpgCerise sur le gâteau, la gueule de Francis Renaud ("Gangsters", "Quai des Orfèvres", "Les rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse) en espèce de Joker plein de coke, était parfaitement adaptée au rôle du désaxé Marcus.

(Pique et pique et colégram)

Click

437668963.jpg2078160097.jpgJ'adore l'humour d'Adam Sandler, mais ce film était plutôt décevant, malgré certains dialogues plutôt croustillants entre son personnage et ses enfants ; même la présence du loufoque Christopher Walken ne parvient pas à sauver les diverses situations hyper balourdes d'une comédie ras les pâquerettes.

Zapping.

20.03.2008

Pardonnez-moi

1040924637.jpgJ'étais curieuse de découvrir le premier long métrage de Maiwenn Le Besco, qui a toujours été pour moi un personnage fascinant dans la vie comme à l'écran : celle qui incarna Adjani enfant dans "L'été meurtrier", à l'âge de 7 ans, qui eut un enfant de Luc Besson à 151383696811.jpg (Shanna - reine de la jungle ?), qui fut l'inoubliable Diva Plavalaguna dans "Le cinquième élément" à 27365383080.jpg, est devenue réalisatrice l'année de ses 30 ans. Son film, mélange entre documentaire autobiographique et fiction, reflète ce que dégage sa personnalité sauvage, animale, brute de décoffrage. Brouillon, mais tellement sincère que l'on est touché. Je me souviens avoir regardé une de ses interview sur Canal + pendant la promo du film, où elle racontait :

- qu'elle avait investi toutes ses économies (assurance-vie que lui avait constituée Besson), pour pouvoir réaliser son projet

- qu'elle avait fini par convaincre la maison de production "Les films du kiosque", alors qu'elle était en proie à des difficultés financières, de la financer, après avoir montré 25 minutes du film.

Sa détermination forçait le respect.

Moi je dis bravo, car on sent bien que tout est laborieux dans ce film, de la thématique douloureuse à la direction des acteurs, mais ce qui compte, et c'est rare, c'est l'authenticité qui s'en dégage. En prime, la B.O est signée Mirwais.

(Le grand pardon)

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09.03.2008

Domino

1027910421.jpgRegardé cette biographie de Domino Harvey, fille de Laurence Harvey, acteur britannique, et de Paulene Stone, top model du Swinging London.

957921957.jpg877750672.jpgMannequin dans les années 80 pour l'agence Ford, elle quitte ce métier en 1993 pour devenir chasseuse de prime à Los Angeles où sa mère s'est installée lorsqu'elle s'est remariée avec un des fondateurs du Hard Rock Café.

1966129357.jpgSon prénom serait inspiré du personnage de Domino Derval, James Bond girl dans Thunderball, quoique sa mère ait indiqué lors d'une interview qu'elle aurait prénommé sa fille comme son amie l'actrice Dominique Sanda, qui était également mannequin à l'époque.

1699416107.jpg678757482.jpg59714125.jpgGarçon manqué, douée pour les arts martiaux, elle est renvoyée de 4 établissements scolaire pour bagarre.

494050978.jpg1727308206.jpgNée en 1969, elle devient chasseuse de prime à l'âge de 22 ans et deviendra une des plus célèbres femmes de sa profession.

Elle meurt d'une overdose dans sa baignoire en 2005, quelques mois avant la sortie du film, réalisé par Tony Scott ("Les prédateurs", "Top gun", "Le flic de Beverly Hills 2", "Jours de tonnerre", "Revenge", "True romance", "Le fan", "Spy game").

1661277907.jpgUn long métrage qui ressemble à un clip interminable, qui semble tourné sous acide tellement il est speed, avec une image trashisée, que j'ai trouvé original, mais un peu laborieux. Le casting était intéressant : Keira Knightley incarne avec talent le rôle de Domino, aux côtés d'un Mickey Rourke ressucité, et d'une flopée de personnages secondaires interprétés par Christopher Walken, Jacqueline Bisset, Mena Suvari, Lucy Liu, et même les chanteurs Tom Waits et Macy Gray.

Bien sûr, mon côté fleur bleue n'est pas resté insensible à l'histoire d'amour qui se noue entre Domino et Choco BN ? Pépito ? le latino : séquence torride dans le désert après un tonneau infernal.

2113404911.jpgLe top model Agyness Deyn semble être une réincarnation de Domino version eighties époque Ford.

(Domino dancing)

 

 

 

05:58 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film

18.02.2008

Le diable s'habille en Prada

602a00a8abfb3fbe3dc5240fba7ad61d.jpgEnfin pu regarder le film tiré du roman éponyme qui m'a tant inspirée, étant moi-même le bras droit d'une Anna Wintour impitoyable (nouveau personnage lundi prochain : blonde à forte poitrine bling bling Moschino). Meryl Streep fait une fois de plus la démonstration de son talent multi-facettes, seul intérêt de ce long métrage qui aurait été relativement insipide sans sa présence hyper charismatique. Mention très bien pour Stanley Tucci qui pimente également cette incursion dans le monde impitoyable de la mode. Gisèle Büdchen y interprète un tout petit rôle, Bridget Hall joue son propre personnage, ainsi que Valentino. C'est la styliste de Sex and the city, Patricia Field, qui était chargée de composer les tenues des actrices : navrant.

(She-devils)

 

 

16.02.2008

Babel

ffb84360f8ae45cf8b50ebfedaf1f1fb.jpgLaborieusement regardé le troisième volet de la trilogie d'Inarritu, après "Amours chiennes" (pas vu) et "21 grammes" (vu) : de quoi se suicider à la fin du film pour peu que notre moral soit en berne, car le thème de la souffrance et de l'isolement est remarquablement exprimé à travers les situations croisées des différents personnages. Isolement et souffrance de Susan Jones/Cate Blanchett, blessée par balle en plein désert marocain, et victime d'une attente interminable des secours ; détresse de son mari, Richard/Brad Pitt, qui avait organisé ce voyage pour tenter de rétablir la communication de leur couple, affecté par la mort subite de leur nourrisson ; Isolement et souffrance du père de l'enfant qui a provoqué l'accident, poursuivi par la police, et qui voit son fils Ahmed succomber sous les balles ; détresse du petit garçon qui a causé la mort de son frère, par ricochet fatal du destin ; Isolement et souffrance d'Amelia, la nourrice des enfants Jones, abandonnée avec eux dans la cambrousse, par son neveu Santiago/Gael Garcia Bernal, et expulsée du territoire américain pour les avoir emmenés au mariage de son fils au Mexique, sans l'autorisation de leurs parents, coincés au Maroc ; détresse de Mike et Debbie Jones, en plein milieu de nulle part après qu'Amelia soit partie chercher des secours ; enfin, isolement et souffrance de Chieko/Rinko Kikechi, adolescente sourde et muette, en quête éperdue d'amour après le suicide par balle de sa mère, et détresse de son père, qui tente de rétablir la communication avec elle, tandis qu'il est recherché par la police pour vérifier que c'est bien lui qui a offert l'arme du crime à Hassan, son guide marocain lors d'une partie de chasse...

L'exercice de style du réalisateur a été récompensé par le prix de la meilleure mise en scène du festival de Cannes 2006, il faut dire que les images sont aussi magnifiques que poignantes, et l'interprétation de Brad Pitt et de Rinko Kikechi talentueuse.

A voir pour la performance cinématographique, mais à déconseiller aux âmes sensibles.

(Babel Oued)

Toi, moi et Dupree

49c74723ab47c6d7730da230da5de52f.jpgAdoré cette comédie fabuleusement interprétée par Owen Wilson, complètement craquant et tellement attachant dans ce rôle de buddy ado attardé et doux dingue, qui vient squatter la maison de son meilleur pote, Carl (Matt Dillon), alors qu'il vient tout juste de se marier avec Molly (Kate Hudson). Le personnage de Randolph Duprée est vraiment riche, et très drôle, et ce qui est surprenant dans ce film, c'est que l'humour est fin alors qu'on pourrait trouver les gags lourds et convenus. Ca m'a rappelé l'ambiance des films d'Adam Sandler. J'aurais adoré le bouquin de développement personnel de Duprée.

A voir absolument.

(Kittytude)

14.02.2008

Aviator

339057653c2fa0dfb0c09c3d3a8039f4.jpgTrouvé plutôt chiante cette biographie de l'excentrique Howard Hughes, bien que magnifiquement réalisée et interprétée avec talent par Leonardo Di Caprio (dont le physique m'horripile). Comme le disent plusieurs critiques, ce film a du mal à décoller... Cate Blanchett et Kate Beckinsale ne rendaient pas du tout hommage à Katherine Hepburn, et encore moins à la splendide Ava Gardner ; en dépit de tous leurs efforts, à aucun moment on n'est plongé dans l'illusion. Même le beau Jude Law ne parvient pas à incarner Errol Flynn...

Seules les scènes décrivant le personnage de Hughes, en proie à ses psychoses, ses T.O.C, voire ses hallucinations, sont spectaculaires. Le reste est d'un tel clacissisme qu'on s'ennuie à mourir jusqu'à la fin.

(Le gros n'avion)

11.02.2008

Ne le dis à personne

6edd9701ddb41d09368c45358a854525.jpgFini par trouver le temps de regarder l'adaptation par Guillaume Canet du best-seller d'Harlan Coben : excellent jeu d'acteurs, beaucoup d'émotion à travers l'histoire de cet homme qui n'a jamais accepté la mort de sa femme, et qui la retrouve au terme d'un jeu sanglant de pistes. Dommage que la réalisation soit un peu confuse.

J'imagine que la transposition française d'un roman américain était loin d'être aisée, mais Canet s'en sort bien et dirige avec beaucoup d'inspiration un François Cluzet qui a sans doute puisé dans sa propre douleur pour exprimer le chagrin causé par le décès brutal de la femme aimée ; un François Berléand aussi facétieux que dans "Mon idole", une Kristin Scott Thomas, aussi élégante qu'à l'aise dans ce nouveau rôle, un André Dussolier habitué aux personnages complexes de polar ("Fréquence meurtre"). Enfin, un Jean Rochefort, monstre sacré du cinéma français, incarnant le diable en costume trois pièces et féru d'équitation.

Une petite relecture de l'histoire originale me rafraîchirait la mémoire car je ne me souviens plus du tout les raisons de la disparition d'Elizabeth Beck. (Pédiatre, David Beck exerce dans une clinique pour le compte de Medicaid, structure sociale qui prend en charge les pauvres sans couverture sociale. Il aime son métier et l'exerce avec passion. Mais sa vie a été brisée lorsque son épouse, Elizabeth, qu'il connaissait depuis l'enfance, fut assassinée par un tueur sadique qui marquait ses victimes au fer rouge. Huit ans après ce drame, il reçoit un étrange e-mail codé dont la clé n'était connue que de lui-même et d'Elizabeth. Abasourdi, David essaie de se souvenir des détails qui entourèrent l'assassinat de sa femme, dont le propre père, officier de police, identifia formellement le corps. Impatient, il guette le prochain message qui lui donne rendez-vous le lendemain. En cliquant sur un lien hypertexte, il découvre alors le site d'une caméra de surveillance de rue et dans la foule, il voit, stupéfait, passer Elizabeth qui le regarde en articulant "Pardon, je t'aime"…)

Un film à voir, même s'il est difficile de faire abstraction de ce que l'on a imaginé au cours de notre lecture.

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