Notez bien ces trois choses : L’amour au stade le plus primaire est la sexualité, c’est le niveau physique – à son niveau le plus raffiné l’amour devient compassion. La sexualité est en deçà de l’amour, la compassion est au-delà de l’amour. L’amour est exactement au milieu.
Très peu de gens connaissent ce qu’est l’amour, malheureusement quatre-vingt-quinze pour cent des gens pensent que la sexualité est de l’amour, il n’en est rien. La sexualité est animale ; assurément, elle a le potentiel de croître en amour mais elle n’est pas l’amour véritable, uniquement un potentiel…
Si vous devenez conscient et vigilant, méditatif, alors la sexualité peut être transformée en amour. Et si votre état méditatif devient total, absolu, l’amour peut se transformer en compassion. La sexualité est la graine, l’amour est la fleur, la compassion est le parfum.
Bouddha a défini la compassion comme étant "amour plus méditation". Lorsque votre amour n’est pas uniquement un désir pour l’autre, lorsque votre amour n’est pas uniquement un besoin, lorsque votre amour est un partage, lorsque votre amour n’est pas celui d’un mendiant mais celui d’un empereur, lorsque votre amour ne demande rien en retour mais est seulement prêt à donner - à donner pour la seule joie de donner - alors ajouter lui la méditation et le parfum le plus pur est libéré. C’est la compassion. La compassion est le phénomène le plus élevé qui soit.
20/11/2008
Le bonheur, un jour à la fois : Je suis libre maintenant
Pendant longtemps j'ai été enfermé en moi-même. Je crois que j'avais pris la décision de ne plus prendre de risques, de ne plus communiquer. J'avais gardé autour de moi certaines choses et certaines personnes pour me donner l'impression que je n'étais pas seul. Mais avec le temps, ma vie est devenue très monotone. Alors j'ai décidé de m'ouvrir de nouveau à la vie et aux autres.
Lorsque j'ai pris cette décision de m'ouvrir à la vie, j'ai été rempli de crainte et d'appréhension mais aussi d'une grande énergie, l'énergie du renouveau, de la liberté et de l'aventure. À présent, je sais que je ne pourrais pas vivre seul et sans toute la variété et la joie que m'apporte la liberté. Aujourd'hui, je suis libre.
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Cartes de l'enfant intérieur
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Carte blanche de l'inspiration
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Tarot de la transformation : l'énergie (39)
Si vous vous abandonnez en jouant de la guitare, très bien ! Dans ces moments où vous vous abandonnez, votre énergie sera libérée de façon créative. Si vous ne pouvez pas vous absorber dans la peinture, dans le chant, la danse, la guitare ou la flûte alors vous trouverez des moyens plus vils de vous abandonner; la colère, la rage, l'agressivité. Ce sont des moyens vils de s'abandonner.
Gautama le Bouddha a initié un meurtrier à sannyas et ce n'était pas un meurtrier ordinaire. Rudolf Hess n'est rien en comparaison. Son nom était Angulimal et Angulimal veut dire: l'homme qui porte une guirlande de doigts humains.
Il avait fait le vœu de tuer mille personnes et de prendre de chacune un doigt afin de pouvoir se souvenir du nombre de personnes qu'il avait tué et se faire une guirlande de tous ces doigts. Sa guirlande comptait neuf cent quatre-vingt-dix-neuf doigts, il n'en manquait qu'un. Et ce doigt manquait parce que sa route a été barrée; personne ne passait plus sur ce chemin. Mais Gautama le Bouddha emprunta cette route. Le roi avait mis des gardes pour empêcher les gens de passer, en particulier les étrangers qui ignoraient qu'un homme dangereux vivait par delà les collines. Les gardes dirent à Gautama le Bouddha: "On ne doit pas emprunter cette route, c'est l'endroit où vit Angulimal et même le roi n'a pas assez de cran pour prendre cette route. Cet homme est tout simplement fou.
Sa mère avait l'habitude d'aller le voir, elle était la seule personne à le faire de temps à autre; mais elle aussi a arrêté. La dernière fois qu'elle y alla il lui dit: "Il ne me manque qu'un seul doigt maintenant et c'est bien parce que tu es ma mère… je t'avertis que si tu viens une fois encore tu ne repartiras pas. Il me manque désespérément un doigt. Jusqu'à présent je ne t'ai pas tuée car il y avait d'autres gens disponibles, mais maintenant plus personne ne passe plus sur cette route que toi. Je t'avertis donc que si tu reviens, ce sera ta responsabilité, non la mienne". A partir de ce moment sa mère ne vint plus.
Les gardes dirent à Bouddha: "Ne prenez pas inutilement ce risque". Et savez-vous ce que Bouddha leur répondit ? Bouddha leur dit: "Si je n'y vais pas, alors qui ira ? Il y a seulement deux possibilités; ou bien je le transformerai et je ne peux pas manquer ce défi, ou je lui fournirai un doigt pour que son désir soit accompli. De toute manière je mourrai un jour et donner ma tête à Angulimal aura au moins servi à quelque chose sinon je mourrai et vous me mettrez sur le bûcher funéraire. Je pense qu'il est préférable de satisfaire le désir de quelqu'un et de lui apporter la paix intérieure. Ou il me tuera ou je le tuerai, mais cette rencontre doit avoir lieu. Montez-moi le chemin".
Les gens qui avaient l'habitude de suivre Gautama le Bouddha, ses proches compagnons, ceux qui étaient toujours en compétition pour être près de lui, commencèrent à ralentir et il y eut bientôt des kilomètres entre Bouddha et ses disciples. Ils voulaient tous voir ce qui allait se passer mais ne voulaient pas trop s'approcher.
Angulimal, assis sur son rocher, observait et ne pouvait en croire ses yeux. Un très bel homme d'un immense charisme venait vers lui. Qui pouvait être cet homme ? Il n'avait jamais entendu parler de Gautama le Bouddha mais même le cœur endurci d'Angulimal commença à ressentir une certaine douceur envers cet homme. Il semblait si beau, venant vers lui. C'était le petit matin… une brise fraîche, le soleil montait, les oiseaux chantaient, les fleurs s'épanouissaient et Bouddha s'approchait.
Finalement, Angulimal, son épée nue à la main, cria: "Arrête-toi !" Gautama le Bouddha était juste à quelques pas et Angulimal lui dit: "Ne fais pas un pas de plus car alors la responsabilité ne sera plus la mienne; peut-être ne sais-tu pas qui je suis !"
Bouddha lui dit: "Sais-tu qui tu es ?"
"Là n'est pas la question" dit Angulimal "ce n'est ni le lieu ni le moment de discuter de telles choses, ta vie est en danger !"
"Je pense différemment" dit Bouddha "c'est ta vie qui est en danger".
L'homme lui dit: "Je pensais que j'étais fou mais toi tu es complètement fou et tu continues à t'approcher; ne dit pas alors que j'ai tué un innocent. Tu sembles si pur et si beau que je veux que tu t'en retournes, je trouverai quelqu'un d'autre. Je peux attendre, rien ne presse. Je suis arrivé à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, il ne s'agit que d'un de plus, mais ne m'obliges pas à te tuer".
Bouddha s'approcha très près, les mains d'Angulimal tremblaient. L'homme était si beau, si innocent, si sincère, il en était déjà tombé amoureux. Il avait tué tant de gens… il n'avait jamais ressenti cette faiblesse, il n'avait jamais su ce qu'était l'amour; pour la première fois il était plein d'amour. Ainsi, il y avait une contradiction; la main tenait l'épée, prête à tuer et son cœur disait: "Remets l'épée au fourreau".
Bouddha lui dit: "Je suis prêt, mais pourquoi ta main tremble t'elle ? Tu es un si grand guerrier, même les rois ont peur de toi et je ne suis qu'un pauvre mendiant. Mis à part le bol à mendier je ne possède rien. Tu peux me tuer et je me sentirais immensément satisfait qu'au moins ma mort ait satisfait le désir de quelqu'un; ma vie a été utile, ma mort l'est aussi. Mais avant que tu ne me coupes la tête j'ai un petit désir et je pense que tu m'accorderas ce petit désir avant de me tuer".
Devant la mort, même l'ennemi le plus dur permet l'accomplissement de n'importe quel désir. Angulimal lui demanda: "Que veux-tu ?"
"Je veux simplement que tu coupes d'un arbre une branche d'arbre pleine de fleurs, je ne verrai plus jamais ces fleurs, je voudrais les voir de près, sentir leur parfum et voir leur beauté dans le soleil du matin, leur gloire".
Angulimal coupa alors, avec son épée, une branche pleine de fleurs; avant qu'il ne puisse la donner à Bouddha, celui-ci dit: "C'était seulement la moitié du désir, l'autre moitié est: remet s'il te plaît la branche sur l'arbre".
Angulimal lui dit: "Dès le début j'ai pensé que tu étais fou, mais ça ç'est le désir le plus fou. Comment puis-je remettre cette branche ?"
"Si tu ne peux pas créer" dit Bouddha "tu n'as aucun droit de détruire. Si tu ne veux pas donner la vie, tu n'as pas le droit de donner la mort à n'importe quel être vivant".
Un moment de silence et de transformation… l'épée tomba de ses mains et Angulimal tomba aux pieds de Gautama le Bouddha: "Je ne sais pas qui tu es, mais qui que tu sois, emmènes moi dans le même espace que celui dans lequel tu es, initie-moi".
Pendant ce temps les disciples de Bouddha s'étaient de plus en plus rapprochés et lorsqu'il tomba aux pieds de Bouddha, ils vinrent tout près. Quelqu'un souleva la question: "N'initie pas cet homme, c'est un assassin".
"Si je ne l'initie pas, qui l'initiera ? Et j'aime l'homme, j'aime son courage et je peux voir en lui un énorme potentiel; un homme seul en lutte contre le monde entier. Je veux cette sorte de gens qui peuvent se dresser devant le monde entier. Jusqu'à aujourd'hui il se dressait contre le monde avec une épée, maintenant il le fera avec sa conscience qui est beaucoup plus aiguisée qu'une épée. Je vous ai dit qu'un meurtre allait avoir lieu mais l'on ne pouvait savoir qui allait être tué, moi ou Angulimal. Vous pouvez constater maintenant que c'est Angulimal et qui suis-je pour porter un jugement ?"
08:32 Publié dans Tarologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarot de la transformation |
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Tarot Zen
| Carte | Position | Signification |
| Première | En haut à gauche | Vous et ce que vous contribuez à la relation ici et maintenant |
| Deuxième | En haut à droite | L´Autre - Sa contribution à la relation ici et maintenant |
| Troisième | En bas à gauche | Les énergies en interaction |
| Quatrième | En bas à droite | La Prise de Conscience |
Osho Zen, Zest, Zip, Zap and Zing Chapter 3
Commentaire :
Ce que nous appelons "amour" est en réalité tout l’éventail des modes relationnels, du plus terrestre au plus céleste.
Au plan le plus terrestre, l’amour est attraction sexuelle. Beaucoup d’entre nous restons figés à ce stade parce que nos conditionnements ont chargé notre sexualité de toutes sortes d’expectatives et de répressions. Le problème majeur dans l’amour physique est qu’il ne dure jamais. Ce n’est qu’en acceptant ce fait que nous pouvons véritablement célébrer la sexualité pour ce qu’elle est, accueillir ses ébats et la laisser aller avec gratitude lorsqu’elle n’est plus.
En mûrissant nous pouvons peu à peu faire l’expérience de l’amour qui existe au-delà de la sexualité et honorer l’individualité unique de l’autre. Nous commençons à comprendre que notre partenaire fonctionne bien souvent comme un miroir qui reflète les aspects non encore reconnus de notre réalité intérieure et qui nous soutient dans notre évolution.
Cet amour est fondé sur une liberté sans expectatives, ni besoins. Ses ailes nous portent toujours plus haut, vers l’amour universel qui éprouve tout comme Un.
Lorsque vous vous ouvrez à l’ultime, immédiatement il se déverse en vous. Vous cessez d’être un être humain ordinaire, vous avez transcendé l’humain. Votre conscience devient celle de toute l’existence. Maintenant vous n’êtes plus séparé, vous avez trouvé vos racines.
De manière générale, tout le monde est sans racines, ignorant d’où leur cœur tire son énergie, ne sachant pas qui en eux respire, ne percevant pas la sève vitale qui coure en eux.
Ce n’est pas le corps, ce n’est pas le mental – c’est quelque chose qui transcende toutes les dualités et que l’on appelle Bhagavat Le Bhagavatdans les dix directions.
Lorsque votre être intérieur s’ouvre, il fait d’abord l’expérience des deux directions, la hauteur, la profondeur. Puis peu à peu cette vision se stabilise, alors vous commencez à regarder autour de vous et a rayonner dans les huit autres directions.
Et lorsque vous avez atteint le point où votre hauteur et votre profondeur se rencontrent, alors vous pouvez regarder vers les confins de l’univers. Alors votre conscience se déploie dans les dix directions, mais le chemin a été un.
Osho Zen: The Diamond Thunderbolt Chapter 9
Commentaire :
Le personnage de cette carte est en train de renaître, émergeant de ses racines terrestres, acquérant des ailes pour voler vers l’infini.
Les formes géométriques qui entourent le corps du personnage montrent les nombreuses dimensions de la vie qui lui sont simultanément disponibles. Le carré représente le monde physique, le manifesté, le connu. Le cercle représente le non-manifesté, l’esprit, le pur espace. Et le triangle symbolise les trois aspects de l’univers : Le manifesté, le non-manifesté et l’être humain contenant les deux.
En ce moment une opportunité s’offre à vous de voir la vie dans toutes ses dimensions, depuis les profondeurs jusqu’aux sommets. Tout co-existe et lorsque nous sommes amenés à connaître, par expérience, que le noir et le difficile sont tout autant nécessaire que la lumière et le facile, alors nous commençons à avoir une perspective différente du monde.
En permettant à toutes les couleurs de la vie de nous pénétrer, nous devenons plus intégré.
Bouddha a choisi un mot très porteur shunyata vacuité, vide, indifférencié.
Le mot anglais, le mot anglais équivalent no thingness "le rien", n’est pas un mot aussi beau. C’est pour cela que je voudrais l’écrire : no-thingness - "le sans rien" parce que le rien n’est pas seulement rien, il est un tout, il est vibrant de toutes les possibilités. Il est un potentiel, un absolu potentiel. Il est non encore manifesté, mais il contient tout.
Au commencement est la nature, au terme est la nature, aussi pourquoi tant d’agitation à propos de ce qui est entre. Pourquoi, dans ce qui est entre, devenir aussi tourmenté, aussi anxieux, aussi ambitieux, pourquoi créer tant de désespoir à propos de ce qui est entre ? De la vacuité à la vacuité, voilà tout le voyage.
Osho Take it Easy, Volume 1 Chapter 5
Commentaire :
Être "dans un vide" peut être déroutant et même effrayant.
Rien auquel se raccrocher, le sens de l’orientation à disparu, pas même une indication sur les choix ou les possibilités à venir.
Mais c’est exactement cet état de pur potentiel qui existait avant la création de l’univers.
La seule chose que vous puissiez faire maintenant est de vous détendre dans cette vacuité, de vous laisser absorber par le silence entre les mots… Observez ce vide entre l’inspiration et l’expiration et chérissez chacun des moments de cette expérience. Quelque chose de sacré est sur le point de naître.
08:22 Publié dans Tarologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tarot zen |
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Tarot de la transformation
| La Carte | La Signification |
| 1 | La première carte représente Vous et ce que vous apportez à la relation - ou l´enseignement que vous pouvez en tirer |
| 2 | La deuxième carte représente l´Autre personne et ce qu´il ou elle apporte à la relation |
| 3 | La troisième carte représente la dynamique de la relation - la qualité ou le goût de cette interaction entre vous deux |
| 4 | La quatrième et dernière carte représente la prise de conscience éclairée de cette relation - et contient la clé de son plus haut potentiel. |
La souffrance veut seulement dire que les choses ne cadrent pas avec vos désirs et les choses ne cadrent jamais avec vos désirs, elles ne le peuvent pas. Les choses suivent tout simplement leur nature.
Lao Tzu nomme cette nature Tao, Bouddha l'appelle Dharma et Mahâvîra a défini la religion comme étant "la nature des choses". On ne peut rien y faire; Le feu est chaud et l'eau est froide.
Le sage est celui qui s'abandonne à la nature des choses et lorsque vous suivez la nature des choses, aucune ombre n'est projetée. Il n'y a plus de souffrance, alors même la tristesse est lumineuse, alors même la tristesse a une beauté. Ce n'est pas qu'il n'y aura plus de tristesse, la tristesse viendra mais elle ne sera pas votre ennemie, vous deviendrez son ami parce que vous en comprendrez sa nécessité. Vous serez à même de voir sa grâce et vous serez à même de voir pourquoi elle est là et pourquoi elle est nécessaire.
J'ai entendu une ancienne parabole. Elle doit être très ancienne, car en ce temps là Dieu habitait encore sur terre.
Un jour un homme, un vieux fermier vint le voir et lui dit: "Écoute, il se peut que tu sois Dieu et que tu aies créé le monde, mais une chose est certaine, tu n'es pas fermier. Tu ne connais même pas le b.a.ba. de l'agriculture. Tu as quelque chose à apprendre !"
"Soit" répondit Dieu "quel est ton conseil ?"
Le fermier poursuivit: "Accorde-moi un an et pendant cette année permets que les choses se passent comme je l'entends, puis vois ce qui arrive; la pauvreté disparaîtra !"
Dieu y consentit et une année fut accordée au fermier. Naturellement celui-ci demanda ce qu'il y avait de mieux; pas de tonnerre, pas de vents violents, pas de dangers pour la moisson. Tout se déroulait le mieux du monde et il était heureux. Le blé poussait si bien ! Lorsqu'il voulait du soleil, il y avait du soleil; lorsqu'il désirait de la pluie, il y avait de la pluie; et autant qu'il en voulait. Cette année là tout était parfait, mathématiquement parfait.
Mais lorsque la récolte fut moissonnée, il n'y avait pas de grains dans les épis. Le fermier en fut surpris. Il demanda à Dieu: "Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?"
Dieu répondit: "Parce qu'il n'y a pas eu de défi, parce qu'il n'y a eu aucun conflit, aucune friction, parce que tu as évité tout ce qui était mauvais, le blé est resté impuissant. Un peu de lutte est nécessaire, les orages sont nécessaires, le tonnerre, les éclairs sont nécessaires. Ils secouent et éveillent l'âme à l'intérieur du blé".
Cette parabole est d'une immense valeur. Si vous n'êtes qu'heureux, encore heureux et toujours heureux, le bonheur perdra tout son sens. C'est comme si quelqu'un écrivait avec de la craie blanche sur un mur blanc; jamais personne ne pourra le lire, vous devez écrire sur un tableau noir alors tout devient clair. La nuit est aussi nécessaire que le jour et les jours de tristesse sont aussi essentiels que les jours de bonheur.
C'est ce que j'appelle la compréhension. Dès que vous comprenez, vous vous laissez aller et dans ce laisser aller se trouve l'abandon. Vous dites: "Que ta volonté soit faite" et aussi "Fais ce que tu penses être juste. Si aujourd'hui il faut des nuages, donne-moi des nuages. Ne m'écoute pas, ma compréhension est minuscule. Qu'est-ce que je connais de la vie et de ses secrets ? Ne m'écoute pas ! Continue à faire ce que tu dois faire !"
Et peu à peu, au fur et à mesure que vous percevez le rythme de la vie, le rythme de la dualité, le rythme de la polarité, vous cessez de demander, vous cessez de choisir.
Voilà le secret ! Vivez avec ce secret et voyez-en la beauté. Vivez avec ce secret et vous serez soudain surpris de l'immensité de la bénédiction de la vie. Quelle abondance vous est offerte à chaque instant !
Le désir du mental est d'être extraordinaire. L'ego a soif et désir ardemment la reconnaissance d'être quelqu'un. Certains réalisent ce rêve par la richesse, d'autres par le pouvoir, la politique; d'autres le réalisent par des miracles, des tours de passe-passe mais le rêve demeure le même: "je ne peux pas accepter de n'être personne".
Le miracle est là lorsque vous acceptez le fait de n'être personne, lorsque vous êtes aussi ordinaire que les autres, lorsque vous ne recherchez pas la reconnaissance, lorsque vous pouvez exister comme si vous n'existiez pas. Être absent est le miracle.
L'état de non mental est l'état du divin. Dieu n'est pas une pensée, mais l'expérience de non pensée. Il n'y a plus de contenu dans le mental et c'est l'explosion lorsque le mental est sans contenu. Ce n'est pas un objet que vous pouvez voir; c'est véritablement la capacité de voir. Ce n'est pas ce qui est vu, mais celui qui voit. Ce n'est pas comme les nuages qui s'amoncellent dans le ciel, mais le ciel lorsqu'il n'y a aucun nuage. C'est ce ciel vide.
Lorsque la conscience ne se focalise pas sur l'objet, lorsqu'il n'y a rien à voir, rien à penser, juste le vide tout autour, alors on se retrouve face à soi. Il n'y a nulle part où aller, l'on se détend dans sa propre source et cette source est Dieu.
Votre être intérieur n'est rien d'autre que le ciel intérieur. Le ciel est vide, mais c'est le ciel vide qui contient tout, l'existence entière, le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les planètes. C'est le ciel vide qui donne l'espace à tout ce qui est. C'est le ciel vide qui est à l'origine de tout ce qui existe. Les choses vont et viennent et le ciel reste le même.
Exactement la même manière, vous avez un ciel intérieur; il est également vide. Des nuages vont et viennent, des planètes naissent et disparaissent, des étoiles surgissent et meurent et le ciel intérieur reste le même, intact, inaltéré, sans peur. Nous appelons ce ciel intérieur sakshin, le témoin et c'est là tout le but de la méditation.
Tournez-vous vers l'intérieur, savourez le ciel intérieur. Souvenez-vous, quoi que vous puissiez voir, vous n'êtes pas cela. Vous pouvez voir des pensées, puis vous n'êtes pas les pensées; vous pouvez voir vos sentiments, puis vous n'êtes pas vos sentiments; vous pouvez voir vos rêves, désirs, souvenirs, imaginations, projections, puis vous n'êtes pas cela. Continuez à éliminer tout ce que vous pouvez voir. Alors un jour arrive le moment extraordinaire, le moment le plus important d'une vie, lorsqu'il n'y a plus rien à jeter. Tout ce qui se voit a disparu et seul celui qui voit est là. Celui qui voit est le ciel vide.
Connaître, c'est être intrépide et être plein d'amour. Connaître, c'est être Dieu, c'est être immortel.
Il n'y a aucune possibilité de contaminer le ciel, de laisser des empreintes sur lui, des marques sur lui. Nous pouvons dessiner des lignes sur l'eau, mais à peine sont-elles tracées, qu'elles disparaissent, cependant si des lignes sont tracées sur la pierre elles demeurent durant des milliers d'années. Des lignes ne peuvent simplement pas être dessinées dans le ciel, ainsi il n'est aucune question de leur disparition. Comprenez s'il vous plaît cette différence, les lignes ne peuvent pas être dessinées dans le ciel. Je peux déplacer mon doigt à travers le ciel, le doigt passe mais la ligne n'est pas dessinée et la question de la disparition de la ligne ne surgit simplement pas.
Le jour où une personne passe au-delà du mental, lorsque la conscience transcende le mental, elle éprouve cela comme un ciel et jusqu'ici aucune marques ou lignes n'ont jamais été tracées sur l'âme. Elle est éternellement pure, éternellement en état d'illumination, aucune pollution ne s'y est jamais déposée.
La société ne cesse de vous dire que la conscience c'est de savoir; que "ceci est juste ou que ceci est faux". Cela finit par s'enraciner, par s'implanter en vous. Vous continuez à le répéter. Cela ne sert à rien, car ce n'est pas la réalité. La réalité c'est votre propre conscience.
Elle ne donne aucune réponse toute faite au sujet de ce qui est juste ou de ce qui est faux, non; mais aussitôt qu'une situation surgit, n'importe quelle situation, cette conscience vous éclaire et vous savez immédiatement ce qu'il convient de faire.
Jésus alla visiter la maison de Marie Madeleine. Marie était profondément amoureuse; elle versa du parfum très précieux sur ses pieds, le flacon entier. C'était un parfum rare; on aurait pu le vendre et Judas fit immédiatement remarquer: "Vous devriez interdire aux gens de faire de telles bêtises. C'est du gaspillage et il y a de pauvres gens qui n'ont rien à manger. Nous aurions pu distribuer cet argent aux pauvres !"
Que répondit Jésus ? Il dit: "Ne t'inquiètes pas de cela. Les pauvres et les affamés seront toujours là, moi je ne serai plus là. Tu pourras toujours les servir, rien ne presse, mais moi je ne serai plus là. Regardes l'amour et non pas le parfum précieux. Regardes l'amour de Marie, son cœur".
Avec qui allez-vous être d'accord ? Jésus semble être très bourgeois et Judas bon économe. Judas parle des pauvres et Jésus répond simplement: "Je ne serai bientôt plus là, laisse donc son cœur faire ce qu'elle veut et n'y introduit pas ta philosophie". En principe, votre mental sera d'accord avec Judas. C'était un homme très cultivé, sophistiqué, un penseur; pourtant il a trahi, il a vendu Jésus pour trente pièces d'argent. Mais lorsque Jésus fut crucifié il commença à se sentir coupable, sa conscience le tourmentait et il se suicida. C'était un homme bon, il avait une conscience mais il n'avait aucune conscience de lui-même.
Il faut pouvoir ressentir profondément cette distinction. La conscience est empruntée, enseignée par la société; la conscience de soi est votre accomplissement. La société vous apprend ce qui est juste et ce qui ne l'est pas; faites ceci, ne faites pas cela. Elle vous enseigne la moralité, le code, les règles du jeu; c'est cela votre conscience. A l'extérieur le gendarme, à l'intérieur la conscience; c'est comme cela que la société vous contrôle.
Judas avait une conscience, alors que Jésus était dans la conscience de lui-même. Jésus était plus concerné par l'amour de la femme, de Marie Madeleine. C'était une chose si profonde que l'empêcher aurait blessé son amour. Elle se serait renfermée en elle-même. Verser le parfum sur les pieds de Jésus n'était qu'un geste. Derrière cela elle disait: "C'est tout ce que j'ai, c'est la chose la plus précieuse que j'ai. Verser de l'eau serait trop peu, c'est trop bon marché. Je voudrais verser mon cœur, je voudrais verser tout mon être..."
Mais Judas était un homme de conscience, il regarda le parfum et dit: "C'est coûteux". Il est complètement aveugle à cette femme et à son cœur. Le parfum est matériel, l'amour est immatériel. Mais Judas ne pouvait pas voir l'immatériel. Pour cela vous avez besoin des yeux de la conscience de soi.
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